Ces trois mots seulement. C’était tout ce que je voulais entendre pendant cette deuxième grossesse... et c’est arrivé ! 
 

Je pensais avoir tout réglé dans ma tête à propos de la grossesse de Sam. De sa naissance à 1 an, j’ai géré ! Hyper forte, solide, un vrai char qui écrase tout. Et puis à quelques jours de son premier anniversaire, patatras ! Je me suis écroulée... mes nuits n’étaient que cauchemars, visions mélangées, tristesse infinie et fatigue !!! J’étais allé voir une psy qui m’avait accueillie en me disant que j’avais vécu un traumatisme, qu’on allait gérer cela en quelques séances. Et en effet, j’ai du y aller 6 fois et j’allais mieux. C’était du post traumatique, j’étais d’accord. Elle m’avait prévenue, on ne s’en remet jamais vraiment. Oui oui, je vais mieux, merci bisous ! 

Cette seconde grossesse nous aura pris du temps. Surtout pour la décider, l’envisager. Beaucoup de questions mais non non, on est prêts, je suis prête, c’est sûr ! 

Elle arrive quand il faut. Nos emplois sont stables, le grand frère attend avec impatience, tous les indicateurs sont au vert. Le début en vrac et les nausées ? Oui bon ok, les hormones et moi on est pas copines. On s’entend pas et on y peut rien, tant pis. Je m’arrête fatiguée, rincée déjà si tôt. On se retrouve à l’écho des 3 mois, c’est top ! Et puis le tri test... et badaboum ! Tout revient, TOUT ! Les cauchemars, la tristesse, la peur. On prend les mêmes et on recommence ! 

15 jours d’attente pour finalement entendre que c’est négatif. Mais le mal est fait et moi, mon cerveau et mes peurs, on est au taquet !!! Et malgré la bonne nouvelle du résultat, tout persiste. Je vous l’avais dit, on attendait la fameuse écho de diagnostic précoce because grand frère monté à l’envers. Il faut alors attendre 3 semaines. Elles ont été infernales pour moi, et donc pour mon entourage. Terrorisée de tout... Et plus on te répète : « ne t’inquiète pas, n’aie pas peur ! », moins ca marche. Heureusement, j’ai autour de moi des personnes réalistes et qui m’ « autorisent » à me sentir moins bien, qui ont compris mon vécu aussi et les traces qu’il a laissé.

Pour Sam déjà, on me reprochait de ne pas assez « rayonner ». Et puis mon stress allait jouer sur le bébé. La psy de l’époque m’avait dit (celle du plateau des Maternelles, cœur sur elle) que mes inquiétudes n’étaient que de l’amour pour ce bébé, une preuve qu’il était aimé et investi.  Elle m’avait fait un bien !!! 

Ces 3 dernières semaines, pas de tricot. J’ai arrêté net après le DPNI, et malgré le retour négatif du test, impossible de m’y remettre ! Moi qui je suis pas superstitieuse, je me surprends avec des pensées magiques, des conneries qui me font rire d’habitude... Ne rien acheter, ne pas se porter la poisse. Tout s’interdire ! Le moindre petit plaisir aurait été une provocation à la chance, au destin ! 

Cette échographie a eu lieu jeudi. Avec notre médecin adoré, à l’hôpital des bébés dans lequel je me sens en sécurité. 

Entretien avec l’interne (toujours plein d’internes par ici, on les forme aux cas chelous), puis arrivée de docteur chouchou. L’écho commence. On sait que l’écho du 5ème mois aura lieu dans quelques semaines donc on est là pour le cœur et l’estomac. 
Mais comme il est gentil il fait le tour du propriétaire. Un cerveau normal, un visage normal, un cœur qu’on observe attentivement, suspendus à son verdict : du bon côté et en super état ! Rien à dire...

L’estomac dans la foulée, du bon côté aussi et surtout, en un seul morceau ! Pas de chirurgie à la naissance. Avant de conclure, les 3 mots... TOUT VA BIEN ! 
 

Purée ce que ça fait du bien... j’ai perdu 15 kg de stress, mon bébé bouge, il est tout bien comme il faut, mon suivi est calé et même s’il était en droit de me refiler à un collègue des grossesses « normales », mon super doc me garde jusqu’au bout. On se revoit dans 3 semaines pour la grosse écho morpho. 
 

Ah oui, la cerise sur le gâteau, c’était à la toute fin de l’examen quand il nous a dit « vous voulez connaître le sexe ? ». On a dit oui et... c’est une fille !! 

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