Ouh lala que ça fait longtemps... En même temps, j'avais pas le temps (j'ai été 2 mois en vacances hein :-))

L'école s'est finie pour nous 2 début juillet. Le Joufflu dans la joie (et la fatigue), dire au revoir à maîtresse, offrir des cadeaux, jouer encore une dernière fois avec les copains et déjà, attendre la rentrée chez les grands.

De mon côté, ça s'est terminé dans les microbes, avec une énorme angine qui m'a clouée au lit les 3 derniers jours de cours et surtout, empêchée d'aller faire la fête avec les copines !

Pas de rattrapage sur les semestres 3 et 4, des notes plutôt pas dégueulasses. La deuxième année est épuisante, looonngue.

Nous voilà en vacances. Sam est parti en Auvergne avec mes parents, je les y ai rejoins quelques jours. Et puis on a poursuivi en mangeant des glaces, en allant écouter du jazz les après-midi, en voyant les copains, en sautant 47 000 fois dans la piscine... Chaque jour une ou 2 sorties, un rythme effréné mais nécessaire à mon petit ninja remuant.

Début août, il était prévu que je m'octroie quelques jours seule, en l'inscrivant au club qu'il connaît bien. Heureusement que j'avais prévu cela... Ma grand mère a choisi ces jours-là pour nous entraîner dans le tourbillon de la fin de sa vie. Nous l'avons veillée avec ma maman pendant 2 jours, avant qu'elle n'aille faire du poney arc-en-ciel pour toujours.

Je n'aurais jamais cru que cela m'affecterait autant. On ne va pas se mentir, on savait bien qu'on allait pas l'inscrire au marathon de New-York, que vu son âge et son état de santé, on se rapprochait de l'échéance. Sauf qu'elle est partie alors que j'étais seule avec elle, et d'une manière assez peu racontable aux âmes sensibles. Alors si je m'analyse 2 secondes, je dirai que ce n'est pas sa disparition qui m'a laissée dans cet état mais plutôt la façon.

J'ai mis quelques semaines à retrouver un rythme de vie normal, à ne plus cauchemarder, à reprendre pied.

Nous avons donc vécu une vraie coupure au milieu de ces vacances. Et heureusement que je n'étais pas au boulot !

On a pu s'y remettre ensuite. Et on a recommencé à apprécier des journées de découvertes avec un petit garçon bien inconscient de tout cela. Pas tout à fait inconscient tout de même. Comme nous prenons garde à ne rien lui cacher, nous avons été très clairs. Mémé est morte, elle ne reviendra jamais. Mais comme dans les dessins animés, les personnes disparues parlent parfois aux vivants (regardez le Roi Lion...), il attend de pied ferme qu'elle vienne lui parler dans son cœur. Le jour de l'enterrement, il était chez mon amie infirmière des bébés et il lui a visiblement posé énormément de questions. Comme elle est comme nous, elle a répondu tout pareil. Et puis nous l'avons emmené au cimetière afin qu'il se rende compte, et visualise le lieu. Du coup, maintenant il parle du paradis de Mémé, ou de son jardin. Il avait choisi des fleurs, il les a installé, il lui a parlé... On a promis qu'on reviendrait dés qu'il en aurait envie.

Ce n'est pas facile d'aborder la mort quand on est pas croyant. Je pense que ce serait plus simple si j'étais convaincue qu'elle a rejoint le paradis, qu'elle a retrouvé les gens qu'elle aimait... Mais non, je ne suis pas comme ça. Et expliquer cette dure réalité à un enfant de 4 ans et demi, c'est compliqué !

Enfin bref, tout cela nous a donc bien mis la tête dans le gaz et, sur un coup de tête, alors que l'on ne devait pas partir en vacances cette année, on a craqué sur un séjour à Pra-Loup dans les Hautes-Alpes en all inclusive (merki vente-privée).

Mon jules a (enfin !) été en vacances mi-août et nous avons repris nos expéditions quotidiennes de plus belle. Puis un court séjour à Pra-Loup et le retour progressif à l'école.

Sam est donc en grande section de maternelle, ravi ! Excité comme une puce, trop content de retrouver ses copains, trop content de grandir (il ne rêve que de CP..). Nous on a vraiment constaté le changement en entrant dans la classe. Là où les précédentes années, les enfants étaient beaucoup en cercle autour de la maîtresse, ils ont désormais un bureau à leur nom, du matériel d'écriture. Toute la classe est d'ailleurs remplie de mots, de lettres...

La maîtresse a l'air bien sympa, elle a mis en place un système de maisons qui donnent droit à des bons points (tout le monde habite chez la fée le lundi, puis, selon le nombre de remarques faites à chaque enfant dans la semaine, chacun peut migrer vers des maisons moins chouettes, perdre les bons points...). C'est pas mal je trouve. Alors forcément, ça ne plait pas à tout le monde ("ils sont trop petits, ca ressemble à une sanction..."). Ouais c'est pas faux, mais en même temps, on a parfois face à nous des ados qui répondent, qui doivent comprendre qu'à leur âge, les règles de base doivent être acquises... Ne pas faire mal, obéir aux adultes, respecter les autres. Je ne suis pas la plus sévère mais vu les énergumènes dans sa classe (sa bande de copains soyons clairs, je l'inclus dedans), je pense qu'il faut cadrer rapido. Y'a quand même des parents qui sont arrivés avec un gros cadeau pour la maîtresse de l'an dernier le jour de la rentrée, en la remerciant de sa patience avec leur fils. Et Dieu sait qu'elle le méritait !!!

De mon côté, nous avons commencé l'année par 2 jours de cours, à l'IFSI. Et depuis hier, nous sommes en stage. Je suis aux Urgences dans un quartier du sud-est de Lyon, réputé chaud. Je vous raconterai en détails plus tard mais ce que j'y ai vu hier est déjà assez mémorable !

Nous allons avoir une année éclair ! 25 semaines de stage en tout, 3 matières principales et complètement dingues en termes d'apprentissages à intégrer (toute la cancéro par exemple...) et un mémoire sur le dernier semestre.

Si tout se passe bien (croisez les doigts), le 19 juillet 2019 je serai diplômée. C'est la dernière, la pire, la plus dense, la plus professionnelle aussi ! On est bien synchronisés avec Sam, on a les mêmes échéances... On sera chez les grands, bientôt !

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